Le coronavirus continue de provoquer de graves maladies respiratoires dans le monde entier, de ce fait les pays ont adopté des mesures énergiques pour freiner la propagation de la pandémie, et les effets sur les émissions sont visibles depuis l’espace.

Le réseau Copernicus de l’Agence spatiale européenne (ESA) surveille les composés présents dans l’atmosphère qui sont importants pour comprendre le climat et son impact sur la santé humaine. Parmi ces composés figure le dioxyde d’azote. Selon de récentes analyses des données de Copernicus, un effet secondaire des mesures d’arrêt et de confinement suite au coronavirus est la réduction des émissions de dioxyde d’azote, certains pays les réduisant même de moitié.

Ces réductions considérables sont particulièrement visibles sur de nouvelles cartes qui compare les données de base, recueillies en mars et avril 2019, avec les nouvelles données recueillies entre la mi-mars et la mi-avril 2020. Au début de cette dernière période, de nombreux pays européens demandaient ou exigeaient que les résidents restent chez eux autant que possible pour réduire la propagation de la maladie.

Selon ces cartes, le résultat est une diminution étonnante du dioxyde d’azote atmosphérique dans les zones urbaines. Les niveaux de Paris sont en baisse de près de 55 %, tandis que Rome, Milan et Madrid approchent toutes les trois des réductions de 50 % par rapport à la normale. (Ces valeurs sont précises à 15 % près, selon une déclaration de l’ESA sur les observations).

Les diminutions observées du dioxyde d’azote ne peuvent pas nécessairement être entièrement attribuées aux mesures de confinement suite au coronavirus, puisque la prévalence de la substance chimique varie également chaque jour en fonction du temps. Mais le composé est produit par des voitures et des camions, des centrales électriques et des usines, dont la circulation ou l’activité est en lien direct avec les mesures de confinement.