Le président Xi Jinping a récemment déclaré à l’Assemblée générale des Nations unies que la Chine vise la neutralité carbone d’ici 2060, en plus de son objectif précédent d’atteindre le pic des émissions de carbone d’ici 2030, qu’elle a promis pour l’accord de Paris de 2015. La presse mondiale a accueilli cette annonce avec enthousiasme, les titres des journaux s’exclamant « une promesse d’une franchise inattendue pour galvaniser l’action mondiale contre la crise climatique », « une étape importante dans la lutte contre le changement climatique », « une tentative audacieuse pour mener le monde vers un avenir à faible émission de carbone », etc. Le Guardian UG -5,9 % a déclaré que la Chine « donnera un nouvel élan aux efforts de l’ONU pour galvaniser l’action contre la « crise climatique » ».

Une situation de crédulité

Les environnementalistes et les responsables gouvernementaux occidentaux crédules s’attendent à ce que la Chine joue un rôle de premier plan dans la « lutte » contre le changement climatique, surtout depuis que le président Trump a retiré les États-Unis de l’accord de Paris. Les observateurs chinois, moins crédules et plus durs, sont peut-être un peu plus réservés dans leurs jugements sur les déclarations officielles de la Chine en matière de diplomatie internationale. Les plans de la Chine, dont on a beaucoup parlé, visant à réduire sa dépendance au charbon, sont cependant en contradiction avec les données qui montrent que la consommation et la production sont en hausse et non en baisse.

Des émissions multipliées par 3

Les émissions annuelles de dioxyde de carbone de la Chine ont presque triplé entre 2000 et 2019, et représentent maintenant un peu moins de 30 % des émissions mondiales totales, ce qui fait du pays le plus grand émetteur, et de loin. Les États-Unis, deuxième plus gros émetteur, représentent 14,5 % des émissions mondiales, tandis que l’Inde, troisième plus gros émetteur, contribue à hauteur de 7,3 %.