Le Dalaï Lama, le chef spirituel du Tibet, a 85 ans et il veut nous mettre en garde contre quelque chose : nous devons prendre soin de notre planète.

« C’est logique », dit-il à l’édition du matin de NPR lors d’un appel vidéo depuis son domicile à Dharamshala, en Inde.

Il vient de co-écrire Our Only Home, un livre sur le changement climatique. Dans le bouddhisme, les arbres sont sacrés ; ils ont abrité Bouddha pendant sa naissance, son éveil et sa mort. Dans l’Himalaya, sur lequel il vit, les glaciers fondent. Des milliards de personnes en Chine et en Inde en dépendent pour leur approvisionnement en eau.

L’une des mesures à prendre pour contribuer à la lutte contre le changement climatique, dit-il, est de cesser de manger de la viande. Le bétail produit du méthane, un gaz à effet de serre qui contribue au réchauffement climatique. Il faut également beaucoup de terres pour cultiver des aliments destinés au bétail, ce qui fait de la production de viande une cause majeure de déforestation.

Une volonté clairement affichée

« Il ne s’agit pas seulement d’un sentiment d’amour [pour ces animaux], mais aussi, voyez-vous, d’une très mauvaise chose pour l’écologie » », dit-il. « L’élevage bovin, je me sens vraiment très mal à l’aise. Un grand nombre d’animaux uniquement pour la nourriture. Nous devrions promouvoir le végétarisme autant que possible ».

Il ne voit pas le monde en termes de pays, et il souhaite que nous ne le fassions pas. Notre mère la Terre, dit-il, nous donne une leçon de responsabilité universelle.

Il y a trois ans, lorsque l’administration Trump s’est retirée de l’accord de Paris sur le climat, le Dalaï Lama a été stupéfait.

Une vision politique de la situation

« Je pense que c’est une erreur », a-t-il dit. Dès le début, lorsque le président des États-Unis… a mentionné « l’Amérique d’abord », j’ai ressenti un désaccord. L’Amérique, la première nation du monde libre, donc l’Amérique devrait penser non seulement l’Amérique d’abord, dit-il. « L’Amérique a un grand potentiel pour contribuer à un monde plus heureux. »

Certaines de ces questions peuvent lui sembler urgentes parce qu’il n’est plus tout jeune. C’est dans son esprit. Dans la tradition bouddhiste, il choisirait le prochain Dalaï Lama, puis se réincarnerait dans ce corps. Mais la Chine voudrait aussi choisir le chef. La Chine, bien sûr, occupe le Tibet. Il se demande si un Dalaï Lama est nécessaire.