Soutenir une loi exigeant une réduction de 60 % par rapport aux niveaux de 1990 met les capitaux sous pression.

Les capitales européennes ont été mises sous pression pour accepter de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 60 % d’ici 2030 par rapport à 1990, après que le Parlement européen a voté en faveur d’une loi climatique « ambitieuse » qui obligerait également chaque État membre à être neutre en carbone d’ici 2050.

Un soutien clairement affirmé

Le vote, qui fixe la position de l’Assemblée au moment où elle entame les négociations avec les 27 États membres et la Commission européenne, a reçu le soutien de 392 députés européens, avec 161 votes contre et 142 abstentions.

S’adressant au Guardian, Pascal Canfin, le président de la commission de l’environnement de la chambre, qui a proposé l’objectif 2030, s’est dit convaincu que cette position inciterait les pays membres à relever leurs objectifs lorsque leurs représentants siègent ensemble dans le cadre de l’UE connu sous le nom de Conseil.

Le vote du Parlement était un rejet de l’objectif de réduction des émissions de 55 % pour 2030 proposé par la Commission, l’organe exécutif de l’UE dirigé par Ursula von der Leyen. « Le fait que le Parlement soutienne 60 % des objectifs aide les pays progressistes au sein du Conseil à relever leurs ambitions », a déclaré M. Canfin.

Un alignement politique global

Après le vote, la ministre finlandaise de l’environnement, Krista Mikkonen, a déclaré qu’elle proposerait à son gouvernement d’actualiser sa position nationale pour l’aligner sur celle du Parlement européen.

Il est à craindre que la demande d’ouverture ne conduise à une négociation prolongée sur une position de compromis lors des discussions dites de « trilogue » du Parlement, du Conseil et de la Commission avant le vote de l’accord final par la Chambre.

Source : TheGuardian.com