On a assisté, ce 11 septembre 2019, à l’annonce du nouvel iPhone. Le sujet a été particulièrement traité, mais si la plupart des experts ont simplement commenté les nouvelles fonctionnalités et aptitudes de l’appareil, pas grand-chose n’a été dit sur son impact écologique. Et comme d’habitude sur ce type de produit, on peut clairement mieux faire…

On ne le nie pas, nous sommes clairement accros à nos smartphones et cela nous empêche d’accepter totalement le fait que ces appareils sont clairement nocifs pour la planète. Et pour lutter contre cette prise de conscience, c’est le défilé des arguments empreints de mauvaise foi.

Pour poser les bases de la consommation de ces appareils, 1,55 milliards de smartphones ont été commercialisés dans le monde l’année dernière. Et selon une enquête menée par France Nature Environnement, la population française en change tous les deux ans, ce qui affiche notamment que notre consommation est clairement source d’une grande pollution.

Pour rentrer davantage dans le détail, le véritable problème provient des minerais nécessaires pour la fabrication des composants électroniques de ces appareils. L’extraction de ces ressources naturelles entraîne des problèmes de santé considérable, ainsi que de multiples troubles politiques.

Par exemple, en Afrique, dans la région des grands lacs où sont extraits l’or, le tungstène, ou encore l’étain, on se retrouve à faire face à de véritables conflits armés et l’emploi d’enfants. Du côté de l’Amérique du Sud, la quantité d’eau nécessaire pour extraire le lithium (composant indispensable aux batteries) est considérable. Et de même en Chine, où se trouve l’essentiel des ressources mondiales en terres rares sources de minerais spécifiques, et où la population se retrouve terriblement exposée à une forte radioactivité.

En résumé, le bilan écologique est terrible pour un aussi simple appareil.