Le 75e anniversaire de l’Assemblée générale des Nations unies (AGNU) fait suite à une série sans précédent de calamités mondiales en cascade, le monde étant plongé dans une quadruple crise mondiale : sanitaire, environnementale, économique et sociale. Cette année, l’AGNU se tient pratiquement pour la première fois dans l’histoire de son existence avec des vidéos préenregistrées.

L’Agenda 2030 pour le développement durable est plus urgent que jamais, tout comme notre dépendance aux technologies numériques pour le réaliser.

Un courant sous-jacent à tout ce chaos semble être la bombe climatique à retardement, déjà apparente pour beaucoup et qui se poursuit avec des ouragans, des incendies et maintenant, certaines des plus longues pannes d’électricité de l’histoire en Amérique du Nord.

Des temps sans précédent appellent des mesures sans précédent

Sans mesures et normes comptables omniprésentes pour gérer le reste du budget carbone et toutes les contributions à l’accord de Paris, nous courons le risque de continuer à lutter contre la crise climatique en vase clos, avec des approches fragmentées et disparates.

L’opportunité à saisir implique un changement fondamental dans nos comportements, notre pensée économique, nos politiques, nos pratiques commerciales et notre vie quotidienne. Nous devons trouver nos valeurs et pratiques communes et collaborer de manière à nous orienter vers une économie mondiale centrée sur l’amélioration de la résilience de ce qui nous relie tous : la planète Terre.

« Les mesures utilisées pour évaluer les progrès réalisés dans le cadre des objectifs de développement durable (SDG) des Nations unies constituent un bon point de départ. En plus de les utiliser pour rendre compte des gouvernements, nous pouvons les appliquer aux entreprises et aux projets individuels », explique Alex Pentland, professeur au MIT.

Dans la perspective de l’AGNU du mois prochain, les organisations qui travaillent à la pointe de cette nouvelle réflexion avancent à toute vitesse et forgent de nouveaux partenariats pour accélérer un avenir meilleur pour l’humanité en utilisant des technologies numériques ouvertes pour permettre et accélérer la résilience.

La pièce manquante : la comptabilité climatique intégrée

Il est désormais possible de favoriser la confiance grâce à la technologie grâce à la « technologie profonde » : registres comptables distribués, apprentissage automatique et utilisation omniprésente de capteurs, d’appareils photo et de données satellitaires de l’IdO. Cela est plus pertinent que jamais, compte tenu du besoin urgent de mobiliser une communauté d’action climatique fragmentée afin d’établir un cadre de responsabilité pour le suivi des engagements en matière de climat.

Une infrastructure numérique fiable, capable d’assurer la transparence tout en respectant la vie privée et en intégrant la comptabilité des efforts privés et publics, est la pièce manquante pour gérer l’agenda climatique. Il est temps de renverser le capitalisme de surveillance et d’utiliser la technologie pour relier les données des gouvernements et des entreprises « surveillés » afin de rendre compte automatiquement aux parties prenantes et aux citoyens de leur contribution à l’amélioration de la résilience.

C’est ce que la Fondation Open Earth, une nouvelle organisation à but non lucratif, a entrepris de faire avec le projet Open Climate. Étant donné que le risque climatique n’est pas entièrement pris en compte lorsqu’il s’agit d’évaluation, de comptabilité, d’indexation et d’investissement, un ensemble d’incitations faussées continue de pousser l’écosystème planétaire au bord de catastrophes en cascade.