C’était ce 1er juillet, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique », suite à l’évacuation relativement brutale de la manifestation écologique qui a eu lieu sur le pont de Sully le 28 juin dernier. Le but de cette enquête est de clarifier le contexte de l’intervention des forces de l’ordre, ainsi que ses conditions.

Une enquête confiée à l’IGPN

La gestion de cette enquête a été confiée à l’IGPN (Inspection générale de la police nationale). Elle a pour but d’identifier la chaîne de commandement qui a donné lieu à l’intervention des CRS et notamment au fait de les avoir autorisé à utiliser de multiples bombes lacrymogènes directement sur le visage des militants écologistes, pourtant pacifiques. Selon certaines informations, un tel feu vert viendrait directement des responsables de la permanence à la Direction de la préfecture de police de Paris (DOPC).

Une diffusion des images sur tous les réseaux sociaux

Les images de cette intervention, à la fois photos et vidéos, ont été considérablement partagées sur les réseaux sociaux, et notamment Twitter. On y voit des policiers aspergeant généreusement de gaz lacrymogènes des manifestants pacifiques en pleine occupation de ce pont située dans le centre de la capitale.

Suite à un tel incident, Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, a demandé un rapport auprès du préfet de police de la capitale, notamment sur les « modalités » de cette intervention brutale. « A la demande du ministre, une inspection technique CRS a été déclenchée et un rapport a été demandé au préfet de police sur les modalités de gestion de cette opération de maintien de l’ordre rendue nécessaire pour rétablir la circulation au coeur de Paris », comme l’a précisé Christophe Castaner à l’AFP, deux jours après l’évènement.